Montbrun les Bains, un hôtel pour la nuit, l’un des soit disant plus beaux villages de France, bon d’accord, c’est joli mais entre deux averses. Mais si on ne fait que de l’hôtel pourquoi avoir pris la toile de tente, qui n’a d’ailleurs pas eu le temps de sécher. M’enfin c’est les vacances.
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Un petit arrêt pour admirer un point de vue et pour laisser passer l’automobiliste qui me suivait, quelquefois un peu trop près, tellement près qu’il s’arrête également, en fait c’est la plaque d’immatriculation qu’il voulait voir, ayant repérer le 54 il voulait en savoir un peu plus sur nos origines, ils habitent à 40km de chez nous, et ils descendent dans le Sud pour trouver le soleil.
Les routes départementales, c’est bien pour rouler tranquille, on est à l’ombre de la verdure quand y’a du soleil, y’a pas trop de monde, mais y’a beaucoup de nids de poules et de malfaçon dans le revêtement. Je comprends mieux le sketch à Jean Yann « Je hais les routes départementales ».
Nous avons mis 4 jours pour arriver aux abords du Lubéron, le soleil nous y attendait, et il nous restait une petite journée pour rejoindre St-Rémy de Provence, là où le concessionnaire nous attendait pour une vidange, mais seulement le mardi après-midi. Nous en profitons pour faire un détour chez une cousine dans le Var.
Arrivés un peu tôt sur Saint-Rémy, on se fait encore un restau a Orgon juste avant « Côté Jardin » la patronne légèrement typée, connait très bien le side-car Oural, elle est originaire d’un pays de là-bas , et elle n’en garde pas forcément de bons souvenirs du side-car.
Très bon accueil à la concession de St-Rémy, (on n’en doutait pas), et toujours sous le soleil, mais pas suffisant pour sortir la crème solaire, vidange faite et petits contrôles en une heure et demie, par contre pour le voyant d’injection, y’aurait fallu qu’il reste allumé, la machine est trop récente et les logiciels de contrôle n’ont pas suivi.
Direction les Pyrénées en contournant Nîmes largement par le Nord en prévision de faire les gorges du Tarn et le pont de Millau. Du déjà vu il y a quelques années, et puis qui ne connait pas le camping de St-Rome de Tarn.
Sortie de Saint-Rémy il est temps de trouver un camping, chose faite, et le temps d’installer notre campement (la tente va enfin sécher) un jeune homme s’approche visiblement attiré par l’Oural, encore un et en plus il veut faire des photos pour son père collectionneur de motos anciennes. Mais ce n’est pas une moto ancienne.
On discute un peu je lui demande où peut-on manger dans la région sans aller bien loin, réponse chez mon père à 10 km, il est gérant du camping….attends, je comprends pas, ton père est gérant d’un camping à 10 km d’ici et toi tu es ici ??? normal, c’est moi le gérant ici. Bref une fois installés nous sommes partis rejoindre le restau du père.
Par contre nous faisons un petit bilan kilométrique, nous voici à 6 jours de route pour 1100 km, c’est bien, mais nous aimerions arriver à Saint-Jean Pied de Port pour le samedi 25 et nous sommes le mercredi 22 au matin.
Car il faut dire qu’en début d’année nous avions appris qu’un couple d’amis faisait Compostelle, Cahors – Saint Jean Pied de Port, et il n’était pas impossible que l’on se retrouve dans les Pyrénées, donc à une journée prêt ça aurait été sympa de s’y retrouver.
Mais voilà pour rejoindre Saint-Jean en 3 jours, va falloir s’affoler parce que mon GPS me dit qu’il nous reste encore 1000 km avant Saint-Jean, toujours par les petites routes. Chose quasi pas possible, surtout avec une pluie qui n’en finit pas. Alors à l’unanimité nous décidons de ne pas passer par les Gorges du Tarn ainsi que le pont de Millau, les gorges du Tarn c’est beau sous le soleil pas sous la pluie. Nous aurons facilement gagné 100 bornes et une journée.
On rejoint l’itinéraire à Mazamet entre Castres et Carcassonne, la route se déroule bien et la machine se porte bien. A part la météo et l’état des routes, nos vacances se passent bien.
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Un rayon de soleil à Saissac, on en profite, on fait une pause.
Nous voici au Sud de Toulouse et il est bientôt l’heure de trouver un camping, mais dans cette région qui n’est peut-être pas très touristique on ne trouve pas de camping aussi facilement, faudrait monter un peu dans les Pyrénées. 17H30 j’interroge le GPS « camping le plus proche » réponse 20km derrière nous, étrange nous n’avons pas vu d’indication, faisons lui confiance et allons voir. Forcément qu’il n’y avait pas d’indication, c’est un camp de naturistes, à cette époque-ci dans les Pyrénées c’est pas pour nous, restons couvert.
Y’en a marre direction l’hôtel, on suit quelques indications, soit l’hôtel est complet soit il n’existe plus, on finit par se retrouver à l’hôtel de la gare de Lannemezan, hôtel des années 60, super, Claudette qui rêvait de dormir dans un vieux château.
Accueillis par la tenancière qui se tenait derrière son comptoir la voix éraillée par la cigarette, elle tenait bien son poste, hélas ce soir exceptionnellement le restaurant est fermé, mais face à nos tronches fatiguées et mouillées elle nous propose une assiette de crudités charcuterie, c’était parfait.
Après une bonne nuit au sec, nous reprenons la route sous une légère pluie, toujours désagréable de démarrer sous la pluie, m’enfin on commence à s’y habituer.
Nous avions prévu le Tourmalet, mais là aussi faut couper au plus court et si possible au moins mouillé.
Nous voici donc partis en direction de Tarbes puis Pau jusque Orthez pour atteindre Saint-Jean, mais sans pour autant prendre l’autoroute, juste une nationale déclassée mais revêtue d’après la carte.
Et c’est en milieu de matinée que nous avons eu droit à une crevaison arrière, rare mais ça arrive, effectivement on ne trouve plus de clous sur la route, aujourd’hui rares sont les charrettes tirées par des chevaux.
M’enfin pas de panique, j’ai les outils nécessaire ( j’avais révisé avant de partir ) mais voilà les outils ne sont pas sous la main, mais plutôt sous les bagages, qu’il faut sortir en les mettant à l’abri, car il pleut au cas où vous n’auriez pas suivi.
Bref un arrêt forcé qui nous a pris une bonne heure, et la route continue ainsi que la pluie. Mais faudra réparer au plus vite avant la prochaine crevaison.
Nous approchons de Saint-Jean Pied de Port, attention traversées de Pèlerins, et à ce sujet nous doublons un petit groupe de Pèlerins marchant à gauche comme tous bons piétons, surprise, c’est notre couple d’amis, qui eux aussi approchent de Saint-Jean, il leur reste une journée de marche et nous quelques heures.
On ne s’arrête pas, trempés jusqu’au sous-vêtements, on se fait de grands signes, on se verra demain.
On cherche le camping d’Irouleguy (Claudette aime bien le nom) en vue de se payer un mobil home, mais point de mobil home dans ce camping, nous irons plus loin.
Irouleguy, c’est à la station d’essence du super marché, il y a quelques années déjà avec le 650, que je me suis aperçu d’une fissure du réservoir d’essence, à mi-hauteur, pas pratique pour faire un plein….souvenir d’Irouleguy.
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On trouve le camping Narbaitz à Ascarat proche de Saint-Jean, on demande un mobil home, minimum 2 nuits, pas grave on en prends trois, mais on sera au sec. On doit retrouver nos amis de Compostelle et nos voisins d’en face qui passent une semaine de vacances à Guéthary.
Le soir même je change la chambre à air crevée en espérant trouver la raison, la valve a été arraché, c’est un signe que le pneu a tourné sur la jante, tout de même un Oural 750 même avec injection, c’est pas un foudre de guerre, et surtout sur route mouillée.
Peut-être qu’une simple pointe aurait fait baisser la pression et comme j’ai roulé quelques dizaines de mètres sur la jante avant de m’arrêter, alors bien sûr le pneu peut tourner sur la jante surtout qu’il n’y avait aucune trace de talc sur la chambre. Mais il n’y avait aucune aspérité à l’intérieur du pneu.
A suivre